Ne pensez à rien, on s'occupe de tout. Ne marchez plus, ne vous pressez pas, tout est sous contrôle. Ne cherchez pas, vous ne trouverez plus de miroir. Plus d'image dans la glace, plus de souci, plus d'interrogation.
Je me demande ce que tout ça cela signifie. Je ne m'identifie plus à rien ni à personne. Qui suis-je? La question même sonne creux. Dans mon être, je me sens à l'étroit. Il y a comme un noeud dans ma gorge. Quel état d'esprit? Quel état de siège? J'ai envie de parler, mais les sons ne s'articulent pas. C'est un véritable putsch contre le peuple. Je suis un individu. Le peuple, c'est qui? Et moi, je suis qui dans l'histoire?
Les étiquettes me déterminent, je me soumets de plein gré à leur régime, comme ça c'est plus facile pour ceux qui m'entourent.
Consommer pour exister. Pour avoir un but dans la vie. L'angoisse est une méchante maîtresse. Bête et cruelle. Les pires stupidités et barbaries ont été provoquées par les peuples sous perfusion d'angoisse.
Je vois l'histoire qui se dessine devant moi. Il y a forcément une fille, une très belle fille. Je l'écris et hop, la voilà qui prend forme! Elle est tellement belle que j'en ai les larmes aux yeux. Je me réveille, c'était un rêve.
Méfiez-vous des histoires que vous prenez pour de la réalité. C'est ce malentendu qui conduit les gens à l'abattoir. Il ne faut pas écouter le joueur de flûte de Hamelin. Résister au son de la musique et rester cloîtré dans la forteresse. Que les autres le suivent. Ils comprendront un jour.
La culture qu'on consomme aveuglément ne rend pas libre. Elle vous met des chaînes. Elle ensorcelle. Elle dicte son prix. Elle sert ses marchands. Je ne fais plus attention aux règles, à la grammaire, au bon sens. Je ne me soucie même plus d'être drôle.
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