Edouard Allen Playlist on YouTube

mardi 24 mars 2015

Nocturne Promenade Sascha Ley

Une galerie spéciale relative à l'une de mes plus passionnantes expériences photo. Avec, dans le rôle principal, une artiste aux mille talents, que j'admire énormément : Sascha Ley - www.saschaley.net

mardi 5 novembre 2013

Doucement un monde s'écroule

Doucement un monde s'écroule...
Les êtres, déboussolés, humiliés, étiolés, sont poussés dans leurs retranchements. On découvre alors ce que chacun cache au fond de son coeur, le fiel et la haine chez les uns, la générosité et l'intégrité chez les autres. 
Le système avec ses tensions et ses forces antagonistes ne peut plus tenir debout, on a trop tiré sur l'élastique, c'est la phase finale de la déstructuration des éléments.
Des nouvelles voies s'ouvrent devant nous, pouvons-nous les emprunter? L'humanité sait-elle de quoi son lendemain sera fait? Elle n'a pas le choix, le passé est passé à la trappe et le présent part en fumée. Il ne s'agit plus de sauver les meubles, il s'agit de continuer à vivre. En mieux. Sans le sentiment d'oppression, sans le noeud qui se forme à la gorge.
Vivre, respirer, embrasser, s'approcher des arbres en toute confiance, percevoir leur couleur, leur texture, leur humeur.
Nous voulons tous plus de nature et moins de bitume. 
Pourquoi désirons-nous si fortement la forêt, le sable, la rivière? Pourquoi essaie-t-on de nous faire croire que nous pouvons nous en passer, que nous pouvons nous contenter des substituts synthétiques? Que les bois riches et denses ne nous sont pas destinés?
Dans ma vie, j'ai connu beaucoup de personnes. Il y en a qui m'ont marqué, de façon indélébile, et dire que beaucoup d'entre elles ne le sauront jamais. Le temps les a emportées, et moi j'ai pris dans ma tête ce qu'un jour, parfois l'espace d'un instant, elles m'ont donné. J'ai toujours en moi le souvenir de leur ferveur, de leur bonté, de la lueur dans leurs yeux, de leur beauté, de leur poésie. Des trophées, des cadeaux, qu'est-ce que tout cela qui remplit mon âme, je ne sais pas, lentement je sens que mon tour arrive, la rosée du matin se dissipe, je laisse la place à d'autres qui tisseront leur propre veste. Et un nouveau monde viendra remplacer celui qui s'écroule....

Et moi qui les admire ...

Il y a beaucoup de gens qui lisent ce matin dans le bus, c'est beau. En face de moi, une petite dame âgée est plongée dans L'Essentiel du jour, sur le banc à ma droite, une belle jeune fille qui va certainement rentrer dans son bureau pour la journée, tient dans sa main un bouquin, j'arrive à lire le titre "Miracle on Regent Street"... Un peu plus en arrière dans le bus, une dame, la cinquantaine, probablement portugaise, lit ce qui semble être un gros pavé. Simple constatation de l'instant présent, trois femmes, trois univers, et moi qui les admire...

mardi 29 octobre 2013

Prolongation de l'expo

Suite à l'énorme succès rencontré et à la demande pressante d'un public en délire, j'ai le plaisir de vous informer que l'expo The Edouard Allen Project a été prolongée de quelques jours à l'Ancien Cinéma Café-Club à Vianden, jusqu'au prochain samedi 2 novembre.

mardi 22 octobre 2013

Les mots

Je ne vous demande pas de me demander ce que je panse. Je ne vous en veux pas, vous n'êtes pas mon ennemi, je cherche refuge dans ma propre demeure. J'écris, ça me fait du bien. Les mots me font du bien. Un geste de ma part, et ils enjambent la clôture pour partir en vadrouille dans la campagne. C'est pour ça que je les aime, tant que je suis là, ils croient en moi. 


mardi 15 octobre 2013

Vous serez là demain?

Il pense à ses journées. Belles et toujours pareilles, il les aime comme ça. Il aime ses habitudes, car il sait qu'elles ne tiennent qu'à un fil. Ses yeux. Ses mains. Ses pieds. Son ventre. L'inquiétude gronde en lui, il essaie de la contenir. C'est le soir au moment du coucher que ça le prend. Ou alors au milieu de la nuit. Il se retrouve comme entravé dans une pièce sans fenêtres. Il manque d'air. Une chape de plomb s'abat sur lui. Il se lève, va boire un verre d'eau, ouvre la porte et aspire un grand bol d'air frais. La nuit est froide, inhospitalière, le monde semble déserté.
Il se demande ce qu'il doit faire, comment il doit agir.
Il ne peut pas, ne veut pas, se projeter en avant, il lui reste l'instant présent. 
Penser à autre chose. Il doit réfléchir à la marche du monde, même si elle se fait sans lui. Même s'il ne peut pas marcher aussi vite qu'elle.